13/03/08
23:41
Après quelques bons milliers de jours de service, canalblog rend l'âme: je déménage!
Oui encore, je vous entends d'ici!
J'ai trouvé mieux ailleurs! Cet ailleurs est ici, d'ailleurs.
Plus aucun autre blog ne sera ailleurs que celui que je vous ai montré ici. Il n'y a plus de jusquiame.canalblog ou diet7up.canalblog, il est révolu le temps du sky ou canalblog, passons à l'ère de la modernité! (que j'ai beaucoup de mal à apprivoiser ceci dit.)
Je vous donne donc rendez vous là-bas pour de nouvelles aventures, si toutefois, vous voulez bien me suivre.
A tout de suite ...
10:21
Quelques fois, quand tout va trop vite, j'ai besoin, quelque part, de prendre du temps pour l'écrire, poser à plat les problèmes. Ce n'est pas tant qu'il y ait des problèmes insurmontables, mais de nouvelles expériences à gérer où ma jeunesse me fait défaut, où j'ai besoin de conseils des plus expérimentés.
Cet article sur Ramadan ... Je ne sais pas si c'est une gaffe, une folie ou un simple exercice de style, une prise de position. Quoi qu'il en soit, maintenant qu'il est paru (et dans des circonstances plus que douteuses, et je m'excuse auprès de V. de lui attribuer malgré moi mes mots et mes humeurs) je suis nerveuse. En vérité, j'ai peur.
Il est difficile d'assumer un avis devant 1500 personnes qui vont lire le journal et parler de moi, de nous. Il est encore plus difficile de contenir cette peur de représailles des individus fanatiques de cet homme que je ne supporte pas. Mais nous sommes en démocratie n'est ce pas? C'est la première fois que j'en fais tant l'expérience.
C'est beau de dire, c'est beau d'écrire ce que l'on veut (tant que l'on n'est pas dans l'absurde insulte), c'est un peu plus compliqué de l'assumer. Mais je dois avoir confiance en cette liberté, celle de pouvoir provoquer un débat libre, de façon libre et en pleine conscience.
Malgré tout, ayant été élevée dans une dictature qui n'autorise sûrement pas ce genre d'exercice, je ne peux pas m'empêcher de penser que je puisse avoir des représailles. Je pense alors à ces journalistes, ces penseurs et dissidents qui doivent s'exprimer et lutter pour une liberté d'expression. J'ai beaucoup de chance à vrai dire d'user de ce droit durement conquis par nos parents.
Seulement, si je veux encore entrer en Arabie, mon père me conseille de ne pas trop me faire remarquer. Là est la limite de ma liberté d'expression. Et ça me dépasse. Moi, amoureuse de la libre-pensée quelque soit cette pensée, je dois contenir mes paroles pour un laisser-passer, un bête visa, ne pas déranger un régime.
Je m'emporte.
Je ne suis pas prête à affronter l'université aujourd'hui. Je dois me forcer pourtant. Plutôt que de rester dans cette peur inutile, je dois me faire violence. Pourtant, je sens que je ne vais pas y arriver.
Qu'est ce que je risque? Des gens qui parlent et qui expriment leur avis? Grand bien leur fasse! Les inconnus ne pourraient me reconnaître. Pendant une semaine maximum, on pourrait encore s'exciter sur le sujet, mais après, les vacances et le blocus seront là pour faire oublier.
12/03/08
22:15
Ca y est! Le journal est sorti.
Pour lire mon article, direction page 30!
http://www.ulb.ac.be/students/es/Site/Accueil.html
06/03/08
09:23

Petite balade avec oeil à l'affût.
04/03/08
21:02
Je ne sais pas bien ce qui se passe exactement, mais tout ce que je sais, c'est que je suis cassée. J'ai un coup de blues.
Abattue. Et je le sens sur mes épaules, ce poids de mélancolie. Je suis comme un rat qui cherche la sortie dans un labyrinthe: je suis nerveuse, j'étouffe dans un monde trop petit pour me laisser une place.
Une simple contrariété et pendant quelques heures, je rumine les paroles.
Et puis bon, je me sens dépassée. Je suis un peu à la traîne. Je tourne en rond. Désolée. Je vous laisse avec un truc plus amusant:
Je suis en train d'essayer de me débrouiller avec Wordpress. Pas facile. Dès que c'est prêt, je fais signe.
29/02/08
21:42
J'aime me tenir au courant des tendances, "être à la page" comme on dit. C'est juvénile, inutile, que dis-je, sûrement trop ... superficiel? Quoi qu'il en soit, il m'a toujours semblé que la "mode", quelle soit vestimentaire ou autres, m'est inaccessible en raison de son club d'élus qui rôde autour d'elle. Je ne leur ressemble pas, alors je me dis que tout ça n'est pas pour moi.
Pourtant, lorsque j'arpente les blogs où j'ai l'habitude de passer du temps, je me vois loucher sur la chance de ces filles et garçons qui appartiennent à cette élite vestimentaire, le plus souvent, cette élite technologique, qui font d'eux des personnes "à la pointe". Cela doit être agréable d'avoir et de donner cette image là.
Malheureusement, je n'ai pas le physique pour cela. Une grosse qui est "fashion", ça fait tout de suite vulgaire, ça fait tout de suite je ne suis pas sûre de moi. Et puis, des bourrelets dans un slim, je sais pas pourquoi, ça le fait pas. De là à affirmer que je m'habille comme ma grand-mère ... Je n'ai donc pas un corps longiligne et je ne l'ai jamais eu. D'ailleurs, personne ne me l'a jamais fait sentir: je suis hors-norme de corps et ... d'esprit.
L'esprit du temps est marqué par un consumérisme et un conformisme à toutes épreuves. Avoir tout tout de suite, jeter tout tout de suite, on prend les mêmes et on recommence. Ca fait bien de faire son blog avec les dernières tendances, ça fait bien d'y afficher son bon goût, ses scrap-booking et autres collages scolaires, oui ça le fait de savoir dessiner, chanter, danser, de manier photoshop et d'écouter des artistes méconnus qui gagnent à le rester.
Mais qu'est-ce que je suis jalouse! Comment ne pas vouloir, comment ne pas rêver à cet instant de normalité, de facilité à prendre les nouveautés à bras le corps, les transformer à sa manière, et en plus, de nous embellir!
Décidément, je ne suis pas à l'aise avec tout cela. Malheureusement, mes caractéristiques corporelles et psychiques, ainsi que mes études de rat de bibliothèque m'ont plongée dans un cynisme sordide, rejetant et critiquant tout phénomène de fashionitas. Lire en cachette des magasines de filles, pleurer à chaque fois qu'on revient d'un magasin de vêtements trop petit pour ses fesses, ses cuisses, ses seins, ses grandes jambes, être une rejettée des normes imposées, quelque part, oui, ça fait mal mais quelque part, ça fait aussi du bien.
C'est contradictoire peut-être mais certains me comprendront sûrement. Avoir envie d'appartenir à un monde qui ne nous aime pas, être une fois dans la norme: ça pue et c'est attirant.
27/02/08
11:18
Quelques citations de Bakounine pour y réfléchir...
"Je déteste le communisme, parce qu'il est la négation de la liberté et
que je ne puis concevoir rien d'humain sans liberté. Prenez le
révolutionnaire le plus radical et placez-le sur le trône de toutes les
Russies, ou confiez-lui un pouvoir dictatorial [...] et avant un an il
sera devenir pire que le Tsar lui-même."
"L'uniformité, c'est la mort. La diversité, c'est la vie."
"La liberté sans le socialisme c'est le privilège et l'injustice et le
socialisme sans la liberté c'est l'esclavage et la brutalité. "
"Mieux vaut un instant de vie véritable que des années vécues dans un silence de mort."
"Les marxistes prétendent que la dictature, seule - leur dictature bien
évidemment - permettrait d'exprimer la volonté populaire. Notre réponse
est celle-ci : nulle dictature n'a d'autre objectif que sa perpétuation
et elle ne peut conduire qu'à l'esclavage du peuple la tolérant ; la
liberté ne peut résulter que de la liberté, c'est à dire de la
rébellion du peuple laborieux et de sa libre organisation. "
"Considérez le chien apprivoisé, implorant une caresse, un regard de
son maître : n'est-ce pas l'image de l'homme à genoux devant son Dieu ?"
25/02/08
20:41
Je n'ai pas toujours de bonnes idées, mais ce matin, il m'en est venue une sous le coup de l'illumination pure et simple: je pense tenir le bon filon pour mon mémoire.
Trop tôt? Qu'importe! Pas assez de temps pour y réfléchir? Qu'importe! Sinon, pourquoi je ferais des études?
Mais vous allez me demander quel sera le sujet! Hé bien je vous répondrai que, dans des frontières encore mal définies, j'aimerais traiter de "la citoyenneté des expatriés". Bouuuuh c'est nul, c'est chiant, c'est emmerdant! Hé bien non, figurez vous qu'il existe (oui, oui) une large frange de citoyens oubliés. Et je me pose la question de leur identité, de leur place et de leur rôle dans l'Etat, la Nation et la mondialisation. Passionnant, n'est ce pas? Je vois que cela refile déjà des boutons à certains.
Quoi qu'il en soit, je me suis lancée et j'ai rendez-vous avec la professeure de sociologie politique spécialisée sur les questions de la citoyenneté.
Mais niveau émotion, je n'ai pas pu résister :) à ça.
22/02/08
09:31
C'est risible.
18/02/08
20:37
Je n'ai pas le sens des priorités. C'est aujourd'hui avéré. Mais qu'elle était belle, cette journée ensoleillée! Alors, j'ai séché un cours. Bouuuuuh paaaas bien! Ah non, mais les nuages reviennent mercredi, alors, profitons! C'était agréable, là, comme ça, sur une table de pique-nique avec V. "J'ai le soleil en pleine gueule et les mains qui gèlent!" râle-t-elle! C'est si bon :) Y a des jours où j'ai envie d'aimer tout le monde, c'était aujourd'hui.
Et puis, j'ai trouvé à 2 euros une petite éloge de la douceur de Stéphane Audeguy. Avec sa couverture de bonbons, c'est si frais. Ensuite, on a été faire des courses à deux. On aurait dit qu'on était heureuses. Je l'étais.
L'ultime joie en trouvant une lettre qui m'était destinée: je reconnais directement l'enveloppe et l'écriture. C'est Amélie Nothomb. Je déballe doucement, je n'ose rien dire. Je veux tout garder en moi. Je lis. Je suis estomaquée. Je lis à Pou. Il est estomaquée. Je monte rapidement, je le dis à V. au téléphone. Nous rions! Je n'arrive toujours pas à y croire. C'est carrément dingue! Peut-être que j'irais la voir à la Foire du Livre de Bruxelles le 8 mars comme elle me l'a demandée. C'est fou.

Donc, je disais que je n'avais le sens des priorités car malgré toute la joie de la journée, j'ai une sale image qui me trotte dans la tête. En fait, je me suis engagée à écrire un article qui va paraître dans le journal des étudiants socialistes (bouuuuuhhhh) sur la conférence qui a été tenue vendredi 15 février à l'université. Bien loin du compte rendu, je prends position quant au discours qu'a tenu Tariq Ramadan ce soir là. Mais voilà, j'ai les pétoches. J'ai recueilli quelques avis contradictoires, j'ai amélioré la syntaxe, adouci quelques expressions et corrigé quelques fautes d'orthographe. J'ai simplement peur. Le trac, les pétoches quoi. Dès qu'il sera publié dans sa version finale, je le laisserai ici bien sur pour avoir vos commentaires.
Bien sur, ceci n'a pas gâché ma journée! Je suis plutôt contente de donner mon avis sur ce type. Je me suis engagée à produire par écrit mon avis, et c'est une bonne chose: pas que mon avis soit miséricordieux mais que prendre position, même si ce sont des inepties, ça peut lancer un débat. L'important n'est pas de trouver les bonnes réponses mais de trouver les bonnes questions. Et j'espère l'avoir fait dans cet article.


